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«Coup de projecteur du mois d'avril»

Odile et Jean-Claude Heurtebise… printemps oblige !

Passion horticultrice

Un peu d'histoire...
Odile HEURTEBISE a toujours eu une passion pour la campagne dès sa plus tendre enfance. Née à St Paul Trois Châteaux, Odile est issue d'une famille d'agriculteurs, elle vit une jeunesse heureuse à la ferme. Ses grands-parents comme ses parents sont agriculteurs et fiers que les enfants continuent dans la paysannerie. A quinze ans, elle veut devenir paysagiste. A l'école d'horticulture de Romans où elle fait ses études et en absence d'une section paysagiste, Odile choisit la section « production florale ». Etant la seconde d'une fratrie de six enfants, son père lui conseille de partir travailler après ces deux ans d'études, ce qu'elle accepte avec enthousiasme. Odile veut rejoindre le compagnonnage pour accomplir un tour de France, mais elle se voit répondre que « les femmes ne sont pas intégrées à ce type d'apprentissage ». Odile organise donc son propre tour de France en travaillant successivement chez plusieurs horticulteurs, d'abord à Antibes, puis Agen, à Marcigny près de Roanne en Saône et Loire, à St Malo, et pour finir à Orléans.
C'est à Orléans que son chemin va prendre une nouvelle direction, car à cette période Odile fait la connaissance de son futur époux, Jean Claude HEURTEBISE, horticulteur spécialisé dans la culture des arbres et arbustes. Leurs compétences respectives, horticultrice pour Odile et pépiniériste pour Jean-Claude sont complémentaires. Ils ne se quittent plus et ils partent six mois au Danemark chez un horticulteur spécialisé en sélection de graines. De retour dans la Drôme, ils sont engagés à la mairie de Pierrelatte pour entretenir les jardins de la ville pendant deux années.

 

Définitions : Horticulture = production florales

Pépinière = production d'arbres et d'arbustes

Ils ont vingt ans quand Odile et Jean-Claude décident de créer leur entreprise et la pépinière HEURTEBISE voit le jour en 1980. C'est dans la plaine de Clansayes, à l'abri du vent qu'ils installent leur première serre pour démarrer leurs semis de graines. Ils sont jeunes, sans grands moyens mais animés par une belle énergie et l'envie tenace de réussir dans leur projet. Le soir tout en mangeant la soupe sous la serre, ils poursuivent le repiquage des petit plants, comme dit Odile « A vingt ans, on fait n'importe quoi. Nos amis qui nous voyaient avec nos petites terrines de semis et nos barquettes, pensaient... ils ne vont jamais s'en sortir ! ».

Production horticole

A partir d'une terrine de semis, on repique 400 plants qui produiront 400 plantes en pots à maturité. Étant donné qu'on peut semer tous les quinze jours au même endroit on peut produire rapidement jusqu'à 1600 plants. Il y a deux façons de multiplier les plantes, soit par semis, soit par bouture de plante.
Au bout de quatre mois, on est en mesure de proposer à la vente des plantes issues de semis, alors que pour les arbres c'est beaucoup plus long, il faut trois ans pour amener à maturité une bouture d'arbre d'une hauteur de 60 à 80 cm.

Trois étapes pour produire les plantes
1) le semis en terrine,
2) le repiquage en mini mottes pour que les racines se développent,
3) le rempotage dans les pots.

Il faut compter deux à trois mois pour faire une plante à partir de semis.
Odile et Jean-Claude gardent toujours un œil sur les plantes où qu'ils soient, chez leurs amis, sur les marchés, lors de ballades, les plantes c'est leur passion.

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Évolution de la serre horticole vers la pépinière

"C'est à la demande de la clientèle que nous avons évolué vers la production d'arbres et arbustes. L'engouement pour les arbres et arbustes a augmenté plus rapidement que pour les petites fleurs, ce qui nous amène à toujours plus nous diversifier. Par exemple il y a trente ans nous vendions 10000 primevères par an, tandis qu'aujourd'hui nous n'en vendons plus que 300. La primevère ne fleurit pas assez longtemps. Dans l'horticulture c'est comme partout il y a des modes et il faut être à l'écoute de la clientèle tout en gardant le bon sens".
"Auparavant l'intérêt manifesté pour le jardin augmentait régulièrement, aujourd'hui cet intérêt est fortement concurrencé par les nouvelles technologies numériques en particulier. La connaissance en jardinage a régressé depuis trente ans », nous dit Odile.
« Les gens ne savent plus comment s'occuper des plantes. La plante est devenue un produit de consommation et certains même n'hésitent pas à jeter une plante dès l'instant où elle a perdu ses fleurs, pour la remplacer par une autre. Par contre, une petite minorité de passionnés, très savants en botanique, désignent les plantes par leurs noms latins et en connaissent bien plus que nous. »

Au fil des saisons les activités varient

Jean-Claude a acquis ses compétences en horticulture grâce à Odile, de ce fait aujourd'hui il a un domaine de compétence élargi qui couvre la production tant des plantes que des arbustes. Quand à Odile elle continue toujours à chouchouter les semis, mais, pour faire grandir leurs enfants et pour organiser l'administration de l'entreprise elle a volontiers laissé la responsabilité des serres à Jean-Claude, son époux.

  • Les semis démarrent en décembre et le repiquage se fait trois semaines après.
  • « De décembre à avril mai on se concentre sur la production des fleurs d'été.
  • Au printemps, de mars à juin on peut dire que c'est la haute saison pour nous avec une grosse demande pour les plantes fleuries, colorées qui décorent les jardins » nous confie Odile.
  • La production des fleurs d'automne, les chrysanthèmes, les pensées, les primevères, ... démarre déjà en juin.
  • L'arrosage des semis est soigné et régulier mais pas quotidien, c'est le plus souvent sous forme de «douche».
  • La serre conserve un degré d'humidité et de chaleur très propice à la pousse des semis. Au printemps c'est une véritable nurserie avec d'innombrables variétés de plantes.

Y a-t-il des modes pour les jardins ?

Aujourd'hui la mode est au jardin durable avec une tendance pour les plantes vivaces, adaptées au sol et au climat. De plus en plus l'intérêt s'oriente vers les arbustes, les plantes vivaces, les plantes aromatiques, le jardin potager et d'ornement.

Par exemple la mode venue d'Angleterre pour les plantes florales en pots suspendus perd un peu de son attrait car dans notre région le climat est sec. Ces arrangements demandent un arrosage régulier, de ce fait la clientèle hésite de plus en plus à acheter ces suspensions qui demandent beaucoup d'arrosage.

Quel est votre rôle vis-à-vis du public ?

« Par rapport aux horticulteurs industriels qui dans les dix dernières années sont devenus des usines où les serres sont remplies de plantes à même maturité vendues dans toute les jardineries de France, notre style d'horticulture est un peu à l'ancienne. Les plantes sont moins apprêtées, mais c'est grâce à notre savoir faire et nos conseils prodigués aux clients que nous avons pu perdurer». Odile constate de plus en plus que les clients s'éloignent des jardineries pour revenir vers les horticulteurs traditionnels qui favorisent la relation d'écoute et de conseil aux clients.

Est-ce que dans notre région la nature est encore protégée ?

Dans les bois les espèces n'ont pas disparu mais on note, lors des sorties botaniques, que certaines espèces remontent du sud et deviennent envahissantes.
Le plus grand souci ce sont les maisons qui se construisent sur les terres cultivables. Odile nous raconte qu'un jour une cliente canadienne qui revenait chaque année dans la région depuis vingt ans, a remarqué que le paysage avait changé et que les cyprès et les lauriers roses avaient remplacé les arbres fruitiers, c'est bien la preuve que les maisons occupent les terres anciennement cultivées.

Quels sont vos conseils aux amateurs de plantes et jardins ?

Les plantes demandent une alimentation régulière, il faut en conséquence enrichir la terre avec des substances biologiques de préférence ou des granulés de fumier. Les plantes sont voraces et tôt ou tard le sol s'épuise or si la terre n'est pas amendée, les plantes ne poussent pas bien et végètent.
Si on ne sait pas comment gérer son jardin, il faut consulter les professionnels qui sont à même de recommander les variétés de plantes adaptées aux différents endroits du jardin et aux différents types de sols.

Les plantes sont des êtres vivants, il leurs faut eau, soleil et nutriments du sol.

Retrouver le bon sens du jardinage par le respect des saisons facilitera le plaisir de jardiner et le bien être des plantes.

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Pépinière Heurtebise - Traverse des maraîchers- 67 chemin Morin - 26130 Clansayes - France
Tél. / Fax : 04 75 04 97 11 - Visiter le site
Entrée libre - Parking assuré - Espace de jeu pour les enfants
Ouvert toute l'année, tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 19h.
Ouvert le dimanche de mars à juin, le reste de l'année sur rendez-vous

Odile Heurtebise interviewée le 14 mars 2013 par Catherine Charras-Devillard.


A noter : « Un repas dans un jardin » les dimanches 5 mai - 9 juin – nocturne à la lune dimanche 21 juillet – 6 octobre 2013

Le restaurant « L&Lui » s'invite dans le jardin de la pépinière HEURTEBISE, accompagné de producteurs locaux. Au programme : visite de la pépinière sur le thème du jardin à cuisiner, un repas bio dans le jardin sur le thème des plantes comestibles. Après le repas, ballade dans la campagne pour reconnaître les plantes sauvages comestibles avec le chef cuisinier Cédric DENAUX.